Comment ne pas voir, par exemple, que le fameux principe de précaution dégénère trop souvent en procès d’intention.
L’événement de Pâques, fondement de la foi chrétienne, nous révèle, au-delà des craintes, des méfiances, des précautions, des sécurisations, que la gratuité de l’amour triomphe de l’instinct de mort. Ce que le poète Paul Claudel appelle « l’éternelle enfance de Dieu ». En puisant à cette source, nous découvrons que toute vie est reçue non pour la posséder jalousement, mais pour la donner et que selon l’expression si profonde de Pascal, « tout ce qui ne va pas à la charité est figure ».